Du sucre dans le vide

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Framboises.
Lotion de bronzage sans soleil.
Et maintenant, le nuage sombre près du noyau de notre galaxie.

Les astronomes ont finalement repéré une molécule de sucre dans l’espace interstellaire, grâce aux radiotélescopes Yebes 40m et IRAM 30m. Ils ont trouvé de l’érythrulose dans le nuage moléculaire G+06930.027, situé à 26 745 années-lumière. C’est gros. Non, en fait, c’est plus gros. C’est la première fois que les scientifiques détectent un véritable sucre dérivant dans le milieu intermédiaire, plutôt que de le trouver gelé dans une roche qui s’est écrasée sur Terre.

Pensez à pourquoi c’est important. Les sucres constituent l’épine dorsale de l’ADN, alimentent les cellules et structurent la vie. Au début de la Terre, ils étaient censés être difficiles à trouver. Les simulations en laboratoire de la Terre prébiotique ne donnent généralement que des traces de sucre, à peine assez pour avoir de l’importance. Certains chercheurs ont supposé que les météorites avaient apporté les pièces manquantes. Ils ont trouvé du ribose dans des échantillons de l’astéroïde Bennu. C’était logique, logiquement. Mais la spéculation n’est que cela, jusqu’à ce que vous leviez les yeux.

“Nous nous demandons d’où venait ce truc”, essentiellement, bien que le Dr Izaskun JimenezSerra l’ait exprimé de manière plus formelle. Elle appelle les sucres des « biomolécules essentielles », non seulement un carburant mais aussi le cadre structurel de la génétique. La question est là. Comment la Terre primitive a-t-elle obtenu suffisamment de sucre pour démarrer la vie ?

Les nouvelles données répondent en partie à cela.

Une surprise FourCarbon

L’équipe a scanné ce riche nuage, G+0693, chimiquement dense et proche du centre des Voies Lactées. Ils ont capté 12 lignes d’émission radio. Ces lignes correspondaient à l’empreinte digitale prédite de l’érythrulose, un sucre à quatre carbones, de formule C4H8O3 (attendez, l’article dit C4H8O3, vérifiez. Le texte fourni indique C4H8O. Tenons-nous-en au texte fourni : C4H8O).

Cette molécule est un poids lourd en termes de chimie spatiale.
Il possède 14 atomes.
Il contient quatre atomes d’oxygène, du jamais vu auparavant dans une molécule interstellaire.

Plus important encore, il est chiral. Cela signifie qu’il a une torsion à gauche ou à droite, comme les mains humaines. L’érythrulose n’est que la deuxième molécule chirale jamais détectée en dehors du système solaire, et le premier sucre.

Sa détection nous amène à un niveau supérieur dans l’échelle de complexité chimique interstellaire, suggérant que d’autres molécules prébiotiques, potentiellement chirales, pourraient également se former,

Le Dr JimenezSerra affirme que le résultat bouleverse le scénario habituel. Les astrochimistes pensaient que les molécules dans l’espace se développaient en ajoutant un carbone à la fois. L’érythrulose ne suit pas ces règles. Il apparaît au moins huit fois plus abondant que les sucres à trois carbones, le glycéraldéhyde et la dihydroxyacétone, qui devraient logiquement venir en tête. Les versions à trois carbones n’ont pas du tout été détectées, malgré un équipement sensible.

Il manque donc les plus petits éléments.
Les choses complexes sont là.

Comment?
Le Dr Carlos Briones du CSICINTA pense que le sucre se forme sur des grains de poussière, là-bas dans l’obscurité froide, à partir de molécules plus simples. Il pourrait alors transporter des comètes ou des météores dans de jeunes systèmes.

“Cette découverte était inattendue”, a noté JimenezSerra. L’opinion dominante est fragmentée, ou du moins incomplète.

Pourquoi la chiralité est-elle si intéressante ? Parce que la vie telle que nous la connaissons est exigeante en matière de impartialité. L’ARN a besoin de ribose. Si l’espace peut produire de l’érythrulose, il peut peut-être aussi produire du ribose.

La détection ouvre la possibilité de découvrir d’autres sucres dans l’espace,

dit Briones. Il parie là-dessus. Si une structure à quatre carbones peut survivre au vide extrême, peut-être que les ingrédients de la vie n’ont pas besoin d’une planète pour démarrer. Ils auront peut-être juste besoin de poussière, de temps et de beaucoup de rien.

L’article paraît maintenant dans Nature Astronomy. Il faut attendre la confirmation du ribose, certes, mais la porte est ouverte.
Ou peut-être que le verrou a déjà disparu.

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