Wallace Clement Sabine n’a pas seulement étudié le son. Il l’a réparé.
Né à Richwood, Ohio, en 1868, ce physicien américain est devenu le père de l’acoustique architecturale. Il est décédé à Cambridge, dans le Massachusetts, en 1919. Mais son héritage est la clarté calme et nette des salles de concert du monde entier.
Sabine est diplômée de l’Ohio State University en 1886. Il a déménagé à Harvard pour des études supérieures. Il est resté. Il a rejoint la faculté. Il était brillant. Il n’a jamais non plus pris la peine d’obtenir son doctorat. Ses papiers étaient peu nombreux mais exceptionnels.
Le problème a commencé en 1895. Harvard a ouvert le Fogg Art Museum. Son auditorium était un désastre. L’acoustique était sérieusement défectueuse. Pourquoi? Réverbération excessive. Le son rebondissait tellement que les mots se transformaient en bouillie.
On a demandé à Sabine de trouver un remède. Il ne s’est pas contenté de le patcher. Il a trouvé une loi.
Il découvre une relation simple. Le produit du temps de réverbération multiplié par la capacité d’absorption totale de la pièce est proportionnel au volume de la pièce. C’est devenu la loi de Sabine.
Il a également créé une unité de mesure. Le sabin. Il mesure le pouvoir d’absorption acoustique. Il porte son nom.
Le premier bâtiment conçu selon ces principes fut le Boston Symphony Hall. Il a ouvert ses portes en 1900. Ce fut un grand succès acoustique.
L’influence de Sabine va au-delà du design. Il a été doyen de la Lawrence Scientific School de 1906 à 1908. Puis il est devenu doyen de la Harvard Graduate School of Applied Science de 1908 à 1915.
La Première Guerre mondiale a changé son orientation. Il a occupé un poste civil important au sein du département américain de la Guerre. Il était un expert des instruments aéronautiques.
Ses Collected Papers on Acoustics ont été publiés par Harvard University Press en 1922, deux ans après sa mort.
Aujourd’hui, lorsque vous entendez clairement un discours dans une grande salle, pensez à Sabine. Il a transformé le chaos en ordre. Il a fait parler le silence.