Les pierres de Stonehenge ont été déplacées par des personnes, pas par des glaciers, confirme une nouvelle étude

17

Pendant des décennies, l’un des plus grands mystères entourant Stonehenge a été de savoir comment ses pierres massives ont abouti dans le sud de l’Angleterre. Une nouvelle étude publiée dans Communications Earth & Environment montre de manière décisive que des personnes, et non des glaciers, ont déplacé ces mégalithes emblématiques – certains pesant plus de six tonnes – depuis des endroits aussi éloignés que le Pays de Galles et même l’Écosse. Cela met fin à un débat de longue date et offre une preuve supplémentaire que la construction de Stonehenge était un effort humain intentionnel et à grande échelle.

La théorie du transport glaciaire démystifiée

La « théorie du transport glaciaire » suggérait que les calottes glaciaires de la dernière période glaciaire avaient transporté les pierres jusqu’à la plaine de Salisbury, où se trouve aujourd’hui le monument. Cependant, la nouvelle recherche utilise des empreintes minérales avancées pour retracer l’origine des pierres avec une précision sans précédent. En analysant des grains microscopiques provenant de rivières autour de Stonehenge, les scientifiques n’ont trouvé aucune preuve que les glaciers aient jamais atteint aussi loin au sud au cours de la période concernée (il y a 2,6 millions à 11 700 ans). Cela élimine la possibilité d’une livraison naturelle par la glace.

L’effort humain : une entreprise massive

L’étude confirme que les pierres bleues, provenant des collines de Preseli, dans l’ouest du Pays de Galles, ont probablement été traînées sur plus de 225 kilomètres par les humains. Plus remarquable encore, la pierre d’autel pourrait provenir du nord de l’Angleterre ou de l’Écosse, sur une distance dépassant 500 km. Cela suggère que les anciens bâtisseurs transportaient les pierres par voie terrestre ou utilisaient des bateaux pour les transporter, démontrant un niveau extraordinaire de capacité logistique.

Comment les chercheurs ont vérifié le transport humain

L’équipe a daté de minuscules particules de zircon et d’apatite dans les sédiments fluviaux près de Stonehenge en utilisant les taux de désintégration radioactive. Différentes formations rocheuses ont des âges distincts, donc si les pierres avaient été déplacées par les glaciers, des traces correspondantes auraient été trouvées. Au lieu de cela, l’analyse a montré que les minéraux provenaient de roches locales, confirmant que les pierres n’avaient pas été déposées par les calottes glaciaires. L’âge des grains de zircon (1,7 à 1,1 milliard d’années) et de l’apatite (60 millions d’années) correspond à la géologie du sud de l’Angleterre, et non au Pays de Galles ou à l’Écosse.

Pourquoi c’est important

La démystification de la théorie du transport glaciaire est importante car elle renforce l’idée selon laquelle Stonehenge était une construction délibérée et soigneusement planifiée. Il ne s’agissait pas pour les bâtisseurs anciens de trouver des roches bien placées ; ils recherchaient et transportaient activement des matériaux depuis des endroits éloignés. Cette découverte soulève d’autres questions sur l’organisation sociale, la technologie et la motivation derrière la création de Stonehenge, qui reste l’une des énigmes les plus fascinantes de l’archéologie.

Les preuves suggèrent désormais de manière écrasante que les pierres les plus exotiques du monument ne sont pas arrivées par hasard mais ont été délibérément sélectionnées et transportées. Cela renforce la compréhension selon laquelle Stonehenge était le produit d’une action humaine intentionnelle, plutôt que de processus géologiques naturels.